La direction d’orchestre

Chef d’orchestre : un peu d’histoire

Il y a la musique d’avant XVIIIe siècle, dont la conception était relativement rudimentaire. Certes, il y avait des spectacles lyriques qui exigeaient la présence d’une clé de voûte pour ordonner l’ensemble de la prestation, mais globalement il n’était pas nécessaire de confier le travail global de direction à une personne extérieure à l’orchestre. Ce travail revenait le plus souvent au musicien jouant du clavecin et à celui jouant du violon solo. Dans certains cas, le musicien que l’on appelle aujourd’hui tambour-major a exercé ce rôle de coordinateur.

À cette époque, le chef d’orchestre donnait la mesure de façon sonore. Pour y parvenir, il frappait sur un tambour ou sur le sol à l’aide d’une canne. Cela permettait aux musiciens d’identifier le premier temps de chaque mesure jouée. L’on parle de « direction sonore » par opposition à la « direction gestique » pratiquée par les chefs d’orchestre contemporains.

Première évolution

Fin du XVIIIe siècle, apparaissent des chefs d’orchestre qui font des gestes pour donner la mesure. La musique des orchestre rejoint la musique d’église, car depuis plusieurs centaines d’années les chœurs sont guidés ainsi.

La présence du chef d’orchestre est d’autant plus importante lorsqu’il s’agit de diriger une polyphonie. Pour améliorer la synchronisation des instrumentistes et des chanteurs, des outils ayant pour but d’améliorer la lecture de la musique sont créés.

Il s’agit des barres de mesure tracées sur les partitions. Ces points de repère permettent de donner à chaque membre de l’orchestre une action très simple à exécuter musicalement.

Cas de la Grèce antique

Dans la Grèce antique, l’on parlait de « chironomie » cette expression désignait un ensemble de gestes permettant d’indiquer aux membres de l’orchestre quelle intensité communiquer à la note jouée.

La jonction de la musique sacrée et profane a donné les premiers chefs d’orchestre aussi appelés « maître de chapelle ». Le mot original est en langue allemande. Il désigne un chef d’orchestre qui est à la fois maître de chapelle et de chef d’orchestre.

Le « maître de chapelle » dirigeait l’orchestre en tenant par le milieu un rouleau de papier. Ce dernier sera remplacé par un bâton en bois. Enfin, l’on arrivera à l’utilisation de la baguette.

Au XIXe siècle ce sont les compositeurs qui joueront le rôle de chef d’orchestre. À partir de la fin du XIXe siècle, l’on aura plus souvent des chefs d’orchestre spécialisés. Ils battront la mesure d’une façon parfois subtile.

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